La mosquée espagnole de Chefchaouen ne sert plus au culte depuis des décennies. Mais elle offre probablement la plus belle vue sur la ville bleue et les montagnes du Rif. Et y monter en quad plutôt qu'à pied, ça change l'expérience.
On démarre depuis Chefchaouen et on attaque les collines environnantes. Les pistes grimpent vite, les lacets se succèdent, et à chaque virage la vue s'élargit un peu plus. La ville bleue se dévoile en contrebas — un patchwork de murs azur, de toits en tuile et de minarets blancs encaissé dans la vallée.
Le quad est le véhicule idéal pour ces collines. Assez compact pour les sentiers étroits, assez costaud pour les montées raides. Le guide gère le rythme et fait des pauses aux meilleurs points de vue. Pas la peine de se presser — le panorama mérite qu'on s'arrête.
L'arrêt à la mosquée espagnole est le clou de la sortie. Construite pendant le protectorat espagnol dans les années 1920, elle n'a jamais été achevée. Les murs blancs à moitié en ruine se découpent sur le ciel, et depuis la terrasse on voit la médina, les champs alentour et les crêtes du Rif. C'est l'endroit parfait pour boire un thé à la menthe, et c'est exactement ce qui est au programme.
Le thé est préparé sur place à la manière marocaine — servi de haut, sucré, brûlant. On le sirote en regardant le coucher de soleil si c'est une sortie en fin de journée, ou le matin avec la brume qui se dissipe dans les vallées.
Conseils : un pull ou une veste légère si vous sortez tôt ou tard — l'altitude de Chefchaouen (600m) rend les matinées et soirées fraîches. Chaussures fermées, lunettes, et appareil photo chargé à fond.
Cette excursion est courte (2-3 heures en général) mais dense. Elle combine activité physique, panoramas et culture — le genre de sortie qui laisse une empreinte bien plus forte qu'une simple promenade dans la médina.