Le désert d'Agafay n'est pas un désert de sable. C'est un désert de pierres — collines pelées, sol craquelé, arbustes secs dispersés sur un terrain lunaire. Et c'est exactement ce qui le rend intéressant pour le quad : le terrain est technique, varié, et on n'a pas de sable dans les yeux.
La formule déjeuner, c'est la version « je veux tout faire sans y passer la journée entière ». On part de Marrakech le matin, on fait du quad, on monte sur un chameau, on déjeune bien, et on est de retour en début d'après-midi. Propre, efficace.
Le quad d'abord. Le parcours serpente entre les collines d'Agafay sur des pistes de terre et de cailloux. C'est moins poussiéreux que la Palmeraie (moins de sable fin) mais plus accidenté. Comptez 30 à 45 minutes de conduite effective.
La balade à chameau ensuite. Plus courte — 20 à 30 minutes — mais elle permet de voir le paysage à un rythme différent. Du haut du chameau, on a une vue panoramique sur les collines et, par temps clair, sur les sommets enneigés de l'Atlas. Le contraste entre le désert sec au premier plan et la neige au fond, c'est quelque chose.
Puis le déjeuner. Servi sous une grande tente berbère, c'est un vrai repas, pas un en-cas. Salade marocaine, tajine (poulet aux olives et citron confit ou kefta), couscous le vendredi, fruits frais, thé à la menthe. Les portions sont généreuses.
On mange sur des banquettes couvertes de tapis, avec des coussins. L'ambiance est détendue — pas de service chronométré, on prend le temps. Certains campements ont même une piscine pour une baignade rapide avant le retour.
Pensez à réserver le transfert depuis votre riad. Les routes pour Agafay ne sont pas toutes goudronnées, et se retrouver perdu sur une piste sans GPS, c'est un stress dont on se passe volontiers.